Un week-end d’émotions
Nous sommes le week-end du 28 et 29 septembre.
Alors qu’un kenshi s’en va vers une autre contrée pour une rencontre internationale représentant ainsi le kendo français et pessacais, d’autres réalisent un déplacement régional, dans le but de valider leurs années de pratique du kendo en devenant « ceinture noire 1 ͤ ͬ dan » : Yudansha.
Notre champion de France Honneur, Dorian Préveraud, est ainsi parti découvrir des kenshis de tous horizons en Suisse lors d’une rencontre, une compétition. Il en est revenu plein de souvenirs et de nouvelles rencontres mais aussi plus riche de savoir-faire au travers des combats menés de son mieux. Voici les quelques petits mots qu’il vous partage :
« J’ai participé à la Kasaharacup de Kendo qui se déroulait à Genève, une compétition intense et excitante.
Le samedi, j’ai combattu aux côtés de 4 autres Français, dont 3 membres du groupe France, dans des affrontements contre l’équipe de Suisse et celle d’Israël. C’était une expérience enrichissante de se mesurer à des équipes internationales avec un si bon niveau.
Le dimanche, j’ai continué la compétition en individuel, ce qui a mis à l’épreuve mes compétences et ma concentration.
L’ambiance générale était incroyable et les chocolats suisses étaient à la hauteur du niveau de pratique ! «
Quant à notre groupe parti à Limoges, ils sont tous revenus plus forts et trois d’entre eux nous reviennent avec leur grade de Yudansha dans le club. Toutes nos félicitations à Mathieu, Raphaël et Alexandre.
Votre journaliste a réussi à leur soutirer quelques mots de leur expérience et il a grand plaisir à vous les partager.
« C’était ma 3ème tentative, je connaissais donc le déroulement du passage de grade mais j’étais quand même anxieux de le rater encore une fois. Je me sentais plus serein que les précédentes fois grâce aux entraînements typiques du dojo pessacais ! Après l’échauffement, place à l’examen : La première partie se compose d’un exercice (le kiri-kaeshi) et deux combats (Ji-geiko), je suis satisfait de mon kiri-kaeshi mais mon premier Ji-geiko me met en difficulté : mon adversaire est très stressé et m’attaque sans arrêt. Ce qui me laisse peu d’occasion de m’exprimer. Heureusement ,mon 2ème Ji-geiko me place face à un adversaire beaucoup plus posé. L’attente entre la fin de mon passage et le verdict est longue et c’est avec un grand soulagement que j’entends mon numéro (le 107) dans la liste des candidats admis pour la deuxième partie. La deuxième partie se compose des 5 premiers katas et malgré mon soulagement il faut que je me concentre car rien n’est gagné. Mon partenaire se trouve être un ancien concurrent que j’avais affronté lors de la dernière coupe de Pessac. On est hésitant pour le 1er kata mais sans un mot on arrive à s’accorder et les 4 katas suivant se passent sans encombre. C’est un deuxième soulagement quand on apprend que la démonstration des katas valide notre grade de 1er Dan ! Malheureusement un partenaire n’est pas reçu et je connais bien la déception qu’il doit ressentir, mais je suis convaincu que son prochain passage sera le bon. De mon côté je suis heureux d’avoir réussi et je me rend compte du travail qu’il me reste à faire. Je suis impatient de reprendre l’entraînement pour continuer à m’améliorer et surtout de voir l’ensemble du groupe progresser !«
« Je suis très heureux d’avoir fait ce passage et d’avoir réussi l’obtention du 1er dan.
Cela représente beaucoup de choses car c’est la finalité d’un certain travail.
C’était également une expérience très intéressante et qui m’a réellement montré à quoi ressemble un passage de grade.
Je tiens à remercier tout le club ainsi que tous les kenshis avec qui j’ai pu pratiquer pour m’avoir permis d’en arriver là, et au-delà.
Et je remercie de même tous les senseis qui ont pu m’apprendre et me rôder à la pratique de ce noble art.
Merci !«
« Je dirais que j’ai commencé à me sentir stressé quand on a été appelé à nous mettre en ligne pour nous attribuer nos numéros. Dans la file je discutais avec la personne derrière moi qui a essayé de me faire croire qu’on devait connaître les 7 premiers katas mais je ne me suis pas laissé avoir et il était très sympa.
Quand ça a commencé, c’était nous, les 3 jeunes du club, qui étions les premiers à passer donc on n’a pas pu voir comment ça allait se dérouler. Le stress m’a fait commettre quelques erreurs stupides que j’ai bien eu le temps de ressasser pendant l’attente des deux parties de l’examen jusqu’à la délibération du jury. Enfin il semblerait que ces erreurs ne m’aient pas trop porté préjudice puisque j’ai finalement vu mon numéro inscrit sur la liste des 1er dan. C’était un moment d’extrême soulagement et aussi de fierté car cela représente un accomplissement dans notre chemin de kendoka.
En tout cas, j’en retiens une journée bien longue mais qui en valait le coup.«


Naturellement, lors du cours suivant, nous avons honoré comme il se doit nos nouveaux Yudansha et notre combattant international. Le club vous adresse encore ses félicitations.